Notice : Première réunion du CE de la DUP relative au droit d'alerte économique
Exemple de contrat
À quoi sert ce modèle de contrat ?
Dans le cadre de la délégation
unique du personnel (DUP), le comité d'entreprise (CE) dispose
d'une prérogative exclusive (à l'exclusion des délégués
du personnel) spécifique : le droit d’alerte
économique.
Cette prérogative permet au CE de la DUP de
procéder à :
l'interrogation de l'employeur (au cours
d'une réunion plénière de CE) ;
des investigations et vérifications ;
la rédaction d'un rapport de
situation ;
la saisine et l'interpellation des organes
dirigeants de l'entreprise (ou de l'association) : conseil
d'administration, conseil de surveillance, conseil de comité
directeur, assemblée des associés etc.
La prérogative du droit d'alerte économique
est mise en œuvre lorsque le CE a connaissance de faits rendant
préoccupante la situation économique et sociale de
l'entreprise (ou de l'association), au travers de ses différents
aspects (gestion, comptabilité-finances,
stratégie-choix-orientations), ce qui implique :
une réalité : existence de
circonstances avérées ;
une gravité : circonstances avec
un impact suffisamment sérieux et inquiétant (par
exemple : délocalisation, fermeture de site, arrêt
d'une activité etc.).
La mise en œuvre du droit d’alerte et
son exercice se déroulant par et pendant des réunions
plénières de CE de la DUP (à l’exclusion
de celle des DP), la procédure comportera notamment :
ordres du jour ;
convocations ;
transmissions d’informations écrites ;
tenues de réunions ;
débats ;
adoption de résolutions par voie de
vote des élus du CE ;
émission d’avis du CE ;
rédaction de procès-verbaux.
Pour mettre en œuvre cette procédure,
le CE de la DUP a la possibilité d'être assisté
par un expert-comptable et/ ou deux salariés de l'entreprise
(ou de l'association) en raison de leurs compétences.
Le droit d’alerte économique étant,
d’une part, la conséquence de faits, d’autre part,
une prérogative exercée dans le cadre d’une
procédure, le CE de la DUP ne peut utiliser ce droit qu’à
la stricte condition de :
être en mesure de démontrer
l’existence d’éléments objectifs et
sérieux caractérisant la gravité des
circonstances et de leur impact économiques et/ ou social. ;
respecter strictement les phases et
formalités de la procédure.
À
défaut de ce qui précède, l’employeur
pourra valablement s’opposer – en justice – à
l’exercice de son droit d’alerte économique par le
CE de la DUP.
Notice : Première réunion du CE de la DUP relative au droit d'alerte économique
Le droit d’alerte économique du CE se
présente sous la forme d’une procédure
connaissant une progression dans le temps :
Interrogation de l’employeur –
réponse (ou refus ou absence de réponse) de
l’employeur : réunion 1.
Activation du droit d’alerte –
rédaction d’un rapport de situation : réunion
2.
Adoption du rapport (contenu) – saisine
des organes dirigeants : réunion 3.
L’ordre du jour de la première
réunion du CE de la DUP relative à la demande
d'explications à l'employeur, découlant de faits qui
sont de nature à affecter de manière préoccupante
la situation économique (et sociale) de l’entreprise ou
de l’association, obéit au formalisme suivant :
formalisation : écrit impératif ;
auteurs et signataires conjoints :
employeur (ou son représentant), en sa qualité de
Président du CE, et Secrétaire du CE ;
contenu : récapitulatif précis
et exhaustif de tous les points, questions et thèmes à
aborder en séance en indiquant l’ordre de leur
présentation et leur traitement en réunion ;
transmission :
responsabilité : initiative de
l’employeur ou de son représentant ;
mode : avec et par le courrier de
convocation à la réunion plénière de CE
de la DUP ;
modalités de notification :
courrier en recommandé avec accusé de réception
ou remis en main propre contre décharge ; mail avec
dispositif d’authentification de la lecture ;
délai : au minimum 3 jours
civils (72 heures) avant le début de la réunion ;
destinataires : tous les membres du CE
de la DUP dont les élus (titulaires et suppléants).
La rédaction et la transmission d’un
ordre du jour sont des obligations dont le respect est impératif.
À défaut,
l’employeur s’expose à des sanctions dont :
l’annulation de la réunion et de
tous les avis, délibérations et décisions ayant
pu être formulés et/ ou pris par le CE en cours de
séance ;
des poursuites pénales au titre du
délit d’entrave.
Formulaire
Comité d'entreprise de [l'entreprise/ l'association]
S'il s'agit d'une réunion mensuelle ordinaire de la DUP :
Ordre du jour de la réunion
mensuelle ordinaire du [date]
pour le mois de [mois]
S'il s'agit d'une réunion extraordinaire de la DUP :
Ordre du jour de la réunion
exceptionnelle du [date]
1
– Situation préoccupante suivante : [indiquer]
: demande d'explication à [l'entreprise/
l'association] formulée par le CE dans le cadre
de l'article L2323-78 du Code du travail.
2
– [Indiquer].
3
– [Indiquer].
4
– [Indiquer].
Le cas échéant :
5
– Questions diverses :
[Indiquer].
[Indiquer].
[Indiquer].
Le Président du CE [Signature]
Le Secrétaire du CE [Signature]
Documents
joints :
[indiquer].
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