À quoi sert ce modèle de contrat ?
Important : l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017, portant réforme du Code du travail, a opéré une fusion des instances représentatives du personnel (IRP) - les délégués du personnel (DP), le comité d'entreprise (CE) et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) - en un comité social et économique (CSE). Les entreprises d'au moins 11 salariés avaient l'obligation de mettre en place leur CSE au plus tard le 1er janvier 2020.
Cet article L. 5424-9 prévoit que le comité social et économique (ex-délégués du personnel) est amené à formuler un avis relatif à la décision d'arrêt de travail décidée par l'employeur ou son représentant, lequel avis découle d'une procédure de consultation avec réunion comportant une convocation du CSE.
La consultation du CSE s'effectue dans les hypothèses suivantes :
- dans les entreprises du BTP uniquement ;
- événements déclencheurs : conditions atmosphériques et inondations ;
- interruption du travail devenu impossible ou
dangereux eu égard :
- à la santé ou la sécurité des salariés ;
- à la nature ou la technique du travail à accomplir ;
- non versement de tout ou partie des salaires remplacés par une indemnité.
L'employeur est tenu d'informer et de consulter le CSE (obtention d'un avis) sur les tenants et aboutissants de la décision d’arrêt de travail et de mise en activité partielle.
La consultation du CSE se déroule lors d'une réunion plénière du CSE :
- si la consultation a lieu en réunion ordinaire : réunion ordinaire du CSE ;
- si la consultation a lieu en réunion extraordinaire : séance spéciale du CSE et en plus de la réunion ordinaire ;
- en pratique :
- convocation des membres du CSE ;
- transmission d'informations aux membres du CSE ;
- tenue d'une réunion plénière des membres du CSE (consacrée à ce seul thème ou l’intégrant parmi d'autres) ;
- émission d'un avis des membres du CSE.
En outre, la consultation s'effectue avant toute décision définitive d'arrêt de travail et de mise en activité partielle.
Cette obligation de convocation et d’information écrite du CSE - dans le respect de la chronologie - est de respect impératif, faute de quoi l’employeur peut être soumis à des sanctions pénales (délit d’entrave de l’article L. 2317-1 du Code du travail).
Rappel : l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 a réécrit l'article L. 5424-9 du Code du travail en remplaçant la notion de « délégué du personnel » par celle de « comité social et économique ».