À quoi sert ce modèle de contrat ?
Important : l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 qui porte réforme du Code du travail a opéré une fusion des instances représentatives du personnel (IRP) : les délégués du personnel (DP), le comité d'entreprise (CE) et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) fusionnent en un comité social et économique (CSE). La mise en place des CSE devait être effective au plus tard le 1er janvier 2020. Le CSE est obligatoire dans les entreprises d'au moins 11 salariés.
L'article L. 2315-5 du Code du travail dispose que « Lorsqu'il tient de la loi un droit d'accès aux registres mentionnés à l'article L. 8113-4, le comité social et économique est consulté préalablement à la mise en place d'un support de substitution dans les conditions prévues à ce même article ».
Tout employeur - entreprise ou association - doit, dès lors qu’il occupe du personnel salarié et peu importe le nombre, tenir à jour un registre du personnel (obligation prévue par l’article L. 1221-13 du Code du travail). Sur ce registre - dont le support habituel est le papier - doit être notamment reporté et transcrit un certain nombre de mentions et indications relatives aux entrées et sorties de personnel.
Par conséquent, l’employeur qui décide de procéder à informatisation/numérisation de son registre unique du personnel - présenté habituellement sous forme de support papier - est tenu, avant toute mise en place d’un support de substitution, d’informer et consulter ses élus du comité social et économique et donc de les convoquer à cet effet.
La consultation du CSE s'effectue lors d'une réunion plénière :
- convocation du CSE ;
- transmission d'informations écrites aux membres du CSE ;
- tenue d'une réunion plénière du CSE consacrée à ce seul thème ou l'intégrant parmi d'autres ;
- émission d'un avis du CSE.
La consultation doit avoir lieu au moment où le projet est encore à l'étude et avant toute mise en place d'un fonctionnement opérationnel.
Cette obligation de sollicitation et recueil d'un avis des membres de la délégation du personnel du CSE est de respect impératif, faute de quoi l'employeur peut être soumis à des sanctions pénales (délit d'entrave de l'article L2317-1 du Code du travail).