À quoi sert ce modèle de contrat ?
Important : l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 portant réforme du Code du travail a opéré une fusion des instances représentatives du personnel (IRP) : les délégués du personnel (DP), le comité d'entreprise (CE) et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sont réunis en un comité social et économique (CSE). Les entreprises d'au moins 11 salariés avaient l'obligation de mettre en place leur CSE au plus tard le 1er janvier 2020.
L'ancien article L. 2325-44 du Code du travail ouvrait au bénéfice des élus titulaires du comité d'entreprise (CE) une formation économique.
Dans les entreprises d'au moins cinquante salariés, les membres titulaires du comité social et économique élus pour la première fois bénéficient d'un stage de formation économique, en vertu de l'article L. 2315-63 du Code du travail. Cette formation peut notamment porter sur les conséquences environnementales de l'activité des entreprises.
Cette formation est dispensée lors d'un stage dont la participation donne lieu à congé - donc à absence du travail - faisant suite à une autorisation sollicitée par l'élu demandeur auprès de l'employeur, lequel peut répondre favorablement ou non.
Dans l'hypothèse d'un refus à intervenir, l'employeur doit impérativement - et avant toute notification de décision définitive à l'élu demandeur - réunir le comité social et économique (CSE) en séance plénière afin de lui soumettre le refus à l'état de projet.
Cette réunion de CSE a pour objet :
- son information ;
- sa consultation ;
- l'émission d'un avis conforme appuyant le projet de refus.
Compte-tenu de ce que l'employeur dispose d'un délai de huit jours pour notifier son refus – délai décompté à partir de la date de réception de la demande d'autorisation d'absence pour congé de formation économique – il doit donc agir très promptement dans la mesure où, à l'intérieur de ces huit jours, il doit successivement organiser et/ou obtenir :
- une réunion plénière de CSE : élaboration du calendrier, rédaction d'un ordre du jour avec le Secrétaire du CSE et envoi de convocations et d'éventuelles informations écrites jointes avec ledit ordre du jour ;
- un débat en réunion plénière ;
- la présentation d'une motion/résolution matérialisant un avis conforme du CSE favorable ;
- un vote permettant l'adoption de cette motion/résolution favorable à l'issue du débat.