À quoi sert ce modèle de contrat ?
Important : l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 portant réforme du Code du travail a opéré une fusion des instances représentatives du personnel (IRP) : les délégués du personnel (DP), le comité d'entreprise (CE) et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sont réunis en un comité social et économique (CSE). Les entreprises d'au moins 11 salariés avaient l'obligation de mettre en place leur CSE au plus tard le 1er janvier 2020.
Lorsqu'un comité social et économique (ex-comité d'entreprise) tient sa première réunion, il est procédé à une évaluation de la situation financière dont il hérite. Est donc réalisé un bilan financier et comptable de la mandature précédente.
Dans la pratique, cela se traduit généralement par :
- un exposé de l'ancien Trésorier donnant lieu à débat ;
- une délibération (donc un vote) portant sur l'adoption d'une résolution :
- d'approbation (ou de rejet) des comptes de l'ancien CSE ;
- de quitus donné ou refusé.
La délibération relative à l'adoption d'une résolution portant sur les comptes de la mandature précédente est soumise à un certain nombre de règles et principes :
- seuls les élus titulaires et l'employeur (ou son représentant) peuvent prendre part au vote ;
- l'atteinte du quorum n'est pas nécessaire ;
- la majorité simple est requise pour l'adoption de la résolution ;
- le scrutin a lieu à main levée ou à bulletin secret ;
- en cas d'égalité, la voix du Président n'est pas prépondérante ;
- le vote a lieu lors de la première réunion plénière du CSE ;
- il est fait mention du vote au sein du procès-verbal (PV) de la première réunion du CSE.
Le vote d'une résolution relative au compte-rendu de gestion est une obligation légale dont le respect est impératif. Toute négligence, oubli ou opposition de l'un des élus (actuels ou passés) ou de l'employeur peut se traduire pour lui par des sanctions dont certaines sont pénales (délit d'entrave de l'article L2317-1 du Code du travail qui prévoit une sanction sous forme d'emprisonnement d'un an et d'amende d'un montant de 7500 €).