À quoi sert ce modèle de contrat ?
Parmi les règles figurant dans le Code du travail en matière de congés payés des salariés, on retrouve deux principes applicables lorsqu'une convention ou un accord collectif ne comporte aucune disposition sur ces points :
- quant à la période de prise : ce calendrier est déterminé par l'employeur en intégrant obligatoirement le semestre qui va du 1er mai au 31 octobre (article L3141-13) ;
- quant à l'ordre des départs : l'organisation et la fixation des dates des congés payés de chaque salarié ressortent du pouvoir de direction de l'employeur qui planifie et décide des modalités de départ en congés (article L3141-14).
Les dispositions légales qui précèdent sont amenées à préciser, en outre, que les délégués du personnel sont informés et consultés sur chacun de ces points avec, il faut le noter, l'éventuelle sollicitation de leur avis pour ce qui a trait précisément à l'ordre des départs, dans la mesure où l'employeur le détermine en tenant compte de critères énoncés au second alinéa de l'article L3141-14 précité.
Cette consultation et l'éventuel avis en résultant doivent intervenir au cours d'une réunion plénière des DP, laquelle réunion sera l'habituelle réception collective ayant lieu chaque mois, ou bien une réunion spécifiquement consacrée à ce problème.
Pour mener cela à bien, l'employeur (ou son représentant) est tenu de respecter, au préalable, une procédure et un formalisme comprenant :
- une convocation écrite de chaque DP à la réunion ;
- une information de chaque DP quant :
- à la tenue de la réunion où seront évoqués les congés payés ;
- aux modalités d'organisation de ces congés telles que fixées par l'employeur.
Rappel : l'information précitée est obligatoirement écrite et détaillée et doit permettre aux DP d'avoir un aperçu complet de la situation.
Attention, cette obligation de convocation et d'information écrite des DP est de respect impératif, faute de quoi l'employeur peut être soumis à des sanctions pénales : contravention de 5e classe et donc amende d'un montant de 1500 € (employeur personne physique) ou de 7500 € (employeur personne morale).