À quoi sert ce modèle de contrat ?
Important : l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 portant réforme du Code du travail a opéré une modification des instances représentatives du personnel (IRP) : le comité d'entreprise (CE), les délégués du personnel (DP), et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) fusionnent en un comité social et économique (CSE). La mise en place des CSE devait être effective au plus tard le 1er janvier 2020. Le CSE est obligatoire dans les entreprises d'au moins 11 salariés.
L'article L2313-59 du Code du travail confère à chaque membre de la délégation du personnel du CSE un droit d'alerte qui est, en fait, une saisine de l'employeur ou de son représentant.
Rappel : cette saisine a pour origine l'existence, au sein de l'entreprise ou de l'association employeur, d'une atteinte subie par un ou plusieurs salariés, atteinte aux droits des personnes, à leur santé physique et mentale ou à l'existence ou à l'exercice de leurs libertés individuelles.
Dès lors qu'il est saisi dans ce cadre, l'employeur (ou son représentant) doit immédiatement :
- procéder à une enquête en compagnie du membre de la délégation du comité ayant procédé au signalement de l'atteinte ;
- prendre, au terme de l'enquête et considération faite de ses résultats, des mesures destinées à faire cesser l'atteinte.
Sachant que s'il demeure inactif, l'employeur s'expose à une action judiciaire menée par le membre de la délégation du personnel du CSE (assignation en urgence devant le Conseil de prud'hommes) afin d'obtenir le prononcé (sous astreinte) d'une ou plusieurs mesures visant à faire cesser l'atteinte, ledit employeur (ou son représentant) a donc tout intérêt à accepter le principe de l'enquête.
Les investigations à mener étant communes, la rédaction d'un compte-rendu les formalisant présente l'intérêt de matérialiser et de coucher par écrit :
- le fait que l'article L2313-59 a été respecté dans la mesure où il sera rapporté que l'enquête a bien été effectuée ;
- l'appréciation de la situation par chaque
partie (employeur et membre du CSE) quant à :
- l'existence, ou non, d'une atteinte ;
- la nécessité, ou non, d'une prise de mesures.