À quoi sert ce modèle de contrat ?
Important : l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 portant réforme du Code du travail a opéré une modification des instances représentatives du personnel (IRP) : le comité d'entreprise (CE), les délégués du personnel (DP), et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) fusionnent en un comité social et économique (CSE). La mise en place des CSE devait être effective au plus tard le 1er janvier 2020. Le CSE est obligatoire dans les entreprises d'au moins 11 salariés.
- dans les entreprises de moins de 50 salariés le CSE est réuni tous les mois ( article L. 2315-21) ;
- dans les entreprises d'au moins 300 salariés, le CSE se réunit au moins une fois par mois ;
- dans les entreprises d'au moins 50 salariés et moins de 300 salariés, le CSE se réunit au moins une fois tous les deux mois (article L. 2315-28 du Code du travail).
Cette réception collective périodique :
- prend la forme d'une réunion ;
- constitue un « minimum » obligatoire.
Par conséquent, l'employeur (ou son représentant dûment mandaté à cet effet, notamment par voie de délégation de pouvoir) doit, chaque mois de l'année(ou tous les deux mois), veiller à programmer, organiser et tenir effectivement une réunion du CSE.
Pour pouvoir le faire, l'employeur doit, en prévision de chacune de ces réunions, convoquer préalablement les membres de la délégation du personnel du CSE.
Cette convocation présente 3 caractéristiques :
- elle est écrite ;
- elle informe les membres de la délégation du personnel du CSE de la tenue de leur réunion ordinaire ;
- elle est à destination de tous les membres de la délégation du personnel du CSE sans exception :
- titulaires comme suppléants ;
- peu importe leur collège ou leur catégorie d'appartenance.
Attention, cette obligation de convocation puis de réception de l'ensemble des membres de la délégation du personnel du CSE collectivement est de respect impératif, faute de quoi l'employeur peut être soumis à des sanctions dont certaines sont pénales (délit d'entrave de l'article L. 2317-1 du Code du travail qui prévoit une sanction sous forme d'emprisonnement d'une durée de 1 an et d'amende d'un montant de 7 500 €).
À défaut d'accord entre l'employeur et les élus au CSE, le recours à la visioconférence pour tenir les réunions des comités sociaux et économiques est limité à trois réunions par an.