À quoi sert ce modèle de contrat ?
À noter :
- L'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017, portant réforme du Code du travail, a opéré une fusion des instances représentatives du personnel (IRP) (délégués du personnel (DP), comité d'entreprise (CE) et comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)) en un comité social et économique (CSE). Les entreprises de plus de 11 salariés avaient l'obligation de mettre en place leur CSE au plus tard le 1er janvier 2020.
- Les attributions du CSE se veulent être les mêmes que celles des anciennes IRP. Ainsi, concernant le remplacement du CHSCT, une commission santé, sécurité et conditions de travail (articles L. 2315-36 et suivants du Code du travail) est créée au sein du CSE. Cette commission est obligatoire dans les entreprises de plus de 300 salariés, et en dessous de ce seuil dans les établissements à risque ou lorsque l'inspection du travail l'exige.
L'article L4612-5 du Code du travail envisageait la possibilité, pour le CHSCT, de procéder à la réalisation d'une enquête et d'études visant à rechercher et à trouver des solutions et des mesures de prévention des risques professionnels, spécialement en cas de situation de danger grave et imminent (suivant la formulation des articles L4131-2 et L4132-2 du Code du travail) lorsque ce danger peut avoir un impact sur la santé ou la sécurité des salariés.
Concernant le comité social et économique (CSE), cette possibilité est envisagée depuis le 1er janvier 2018 aux articles L. 2312-5 et L. 2312-13 du Code du travail.
Cette mission et intervention du CSE doit lui permettre :
- d'évaluer la nature de la dangerosité et son degré de gravité ;
- de procéder à l'étude des circonstances et des causes à l'origine de la manifestation du danger ;
- d'analyser les éventuels dysfonctionnements ayant conduit à la manifestation du danger ou l'ayant favorisée ;
- de proposer des mesures préventives et palliatives.
Pour pouvoir procéder à ce genre d'investigations et d'études, le CSE doit prendre une décision en ce sens et ceci lors d'une réunion plénière qui, compte tenu de la spécificité des circonstances, pourra être une réunion en urgence suivant demande motivée d'au moins 2 membres de la délégation du personnel (article L2315-27 du Code du travail).
Cette décision du CSE sera :
- prise par voie de vote ;
- adoptée à la majorité des membres du comité ayant le droit de vote en la circonstance et présents à ce moment là.