À quoi sert ce modèle de contrat ?
À noter :
- L'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017, réformant le Code du travail, a opéré une fusion des instances représentatives du personnel (IRP) (délégués du personnel (DP), comité d'entreprise (CE) et comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)) en un comité social et économique (CSE). Les entreprises de plus de 11 salariés avaient l'obligation de mettre en place leur CSE au plus tard le 1er janvier 2020.
- Les attributions du CSE se veulent être les mêmes que celles des anciennes IRP. Ainsi, concernant le remplacement du CHSCT, une commission santé, sécurité et conditions de travail (articles L. 2315-36 et suivants du Code du travail) est créée au sein du CSE.
Chaque réunion du CSE donne impérativement lieu à élaboration d'un procès-verbal, principe général posé par l'article L2315-34 du Code du travail et qui s'applique également aux réunions dictées par le motif de l'urgence lorsque, selon les termes de l'article L2315-27 du Code du travail, le CSE est réuni à la suite de tout accident ayant entraîné ou ayant pu entraîner des conséquences graves (l'ancien article L4614-10 prévoyait également cette possibilité pour le CHSCT).
Ce procès-verbal est un document :
- écrit ;
- formalisant le contenu de la réunion en urgence ;
- récapitulant et opérant le descriptif des différents points et questions ayant été abordés et/ou débattus lors de cette réunion spécifique.
À la différence de l'ordre du jour qui, lui, est issu obligatoirement d'une rédaction conjointe du président du comité et du secrétaire, le procès-verbal est rédigé par le seul secrétaire et/ou en collaboration avec un secrétaire-adjoint si le CSE en est doté.
Pour ce qui a trait à sa signature, une alternative existe :
- en l'absence de règles issues d'une convention ou d'un accord collectif ou encore d'un règlement intérieur de CSE : le secrétaire signe seul le procès-verbal ;
- en présence de règles issues d'une convention ou d'un accord collectif ou encore d'un règlement intérieur de CSE : une signature conjointe du président du comité et du secrétaire est envisageable.
Cette signature n'est toutefois possible que si le contenu dudit procès-verbal a fait, au préalable, l'objet d'une adoption par vote du CSE. De la sorte, le contenu du procès-verbal d'une réunion en urgence est présenté au CSE, soit lors de la réunion ordinaire qui suit, soit à l'occasion d'une autre réunion en urgence en cas de séries de réunions extraordinaires. À chaque fois, le contenu du projet de procès-verbal donne lieu à examen puis à approbation par les membres du comité ayant le droit de vote en cette occasion.
Attention, cette obligation de rédaction d'un procès-verbal est de respect impératif, faute de quoi l'employeur peut être soumis à des sanctions dont certaines sont pénales (délit d'entrave de l'article L2317-1 du Code du travail qui prévoit une sanction sous forme d'amende d'un montant de 3750 €).