À quoi sert ce modèle de contrat ?
L'article L4614-10 du Code du travail impose l'organisation d'une réunion du CHSCT dans les jours qui suivent la survenue, dans les locaux de l'entreprise ou de l'association ou en tout lieu lui étant rattaché, de tout accident qui :
- soit se traduit matériellement et effectivement par des conséquences d'une gravité suffisante ;
- soit présente un potentiel de risque et de gravité suffisants.
Rappel : il appartient à l'employeur ou à son représentant, c'est-à-dire au président en titre du CHSCT, de prendre l'initiative de l'organisation de cette réunion supplémentaire du CHSCT.
À l'identique de la réunion ordinaire, cette réunion du CHSCT en urgence donne lieu au formalisme de la convocation des membres du CHSCT par le président de l'instance.
Cette convocation est :
- écrite ;
- adressée à :
- d'une part, tous les membres de la délégation du personnel (les élus) ;
- d'autre part, tous les membres dits « de droit » : le médecin du travail, l'inspecteur du travail, le responsable ou l'agent chargé de la sécurité au sein de l'entreprise ou de l'association, l'agent du service de prévention de la CARSAT, les représentants syndicaux dans les établissements d'au moins 300 salariés.
Remarque : des dispositions de convention ou d'accord collectif peuvent prévoir des modalités particulières de réunion (modalités et délais de convocation, destinataires spécifiques de la convocation, etc.) ; l'employeur est alors tenu de les respecter.
Attention, cette obligation de convocation de tous les membres du CHSCT à une réunion en urgence du comité est de respect impératif, faute de quoi l'employeur peut être soumis à des sanctions dont certaines sont pénales (délit d'entrave de l'article L4742-1 du Code du travail qui prévoit une sanction sous forme d'emprisonnement d'une durée de 1 an et d'amende d'un montant de 3750 €).