À quoi sert ce modèle de contrat ?
Important : l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017 portant réforme du Code du travail a opéré une modification des instances représentatives du personnel (IRP) : le comité d'entreprise (CE), les délégués du personnel (DP), et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) fusionnent en un comité social et économique (CSE). La mise en place des CSE s'est effectuée à partir du 1er janvier 2018, au fur et à mesure des élections professionnelles dans l'entreprise. Depuis le 1er janvier 2020, le CSE est obligatoire dans les entreprises de plus de 11 salariés.
Le CSE est obligatoire dans les entreprises d'au moins 11 salariés.
L'article L. 2314-4 du Code du travail impose à l'employeur une obligation d'information de ses salariés, information portant sur l'organisation d'élections de membres de la délégation du personnel du CSE. Pour les délégués du personnel, avant le 1er janvier 2018, c'était l'article L. 2314-2 du Code du travail qui imposait cette obligation d'information.
Cette information :
- se présente sous la forme d'un affichage ;
- doit avoir lieu à échéance régulière, soit tous les 4 ans.
L'employeur doit être vigilant car le moment de l'affichage marque le point de départ d'un délai légal : il dispose d'au plus 90 jours à partir de ce moment pour organiser le premier tour de scrutin des élections dont il annonce la tenue.
Attention, cette obligation d'information des salariés est de respect impératif, faute de quoi l'employeur peut être soumis à des sanctions dont certaines sont pénales (délit d'entrave de l'article L. 2317-1 du Code du travail qui prévoit une sanction sous forme d'emprisonnement d'une durée de 1 an et d'amende d'un montant de 7 500 €).
Bon à savoir : si un employeur ne répond pas à son obligation de mise en place d'institutions représentatives du personnel et qu'aucun procès-verbal de carence n'est établi, il commet une faute qui cause un préjudice aux salariés. Ces derniers n'ont, en outre, pas besoin de rapporter la preuve d'un préjudice pour obtenir la condamnation de l'employeur à leur verser des dommages et intérêts (Cass. soc., 8 janvier 2020, n° 18-20.591).